In this Section:

May 13, 2012

Sermon for the sixth Sunday of Easter 2012

May 13, 2012

Père Michelin St. Louis, Chapoteau, Haiti

Acts 10: 44-48
1John 5: 1-6     
John 15: 9-17

May the words of my mouth and the meditation of my heart be acceptable to you, O Lord, my Rock and my Redeemer. Psalm 19:14. Amen!

My sisters and brothers in Christ,

I thank God for his protection through me and Father Wisnel during the trip from Haiti to Virginia. I thank Father Brad for this opportunity that he gives me today to preach at St Timothy in the sixth Sunday of Easter. I thank you also my friends of Virginia for your support to the community of Chapoteau. With your help, eighteen children find scholarship to go to school. They receive Uniform, Books, Bags, shoes and tuition’s fees. We thank you so much.

Sunday's liturgy presents to us wonderful texts that speak of God's love. This message is at the heart of the New Testament revelation: "As the Father has loved me, so I have loved you. Remain in my love." This love comes from the Father. To reach us, it passes through the heart of Jesus. And he asks only to go through ours to communicate to all those around us. Jesus communicates that love which is God for radiate around us. Thanks to him and with him, we can work to build a more just and more fraternal.

This mission must be the primary goal of our life. This is to put more love and brotherhood around us. This must start within our families and in all relationships. Families, neighbors who are unable to agree, this is not acceptable. This is a testimony against. It is absolutely essential to never forget the Lord's words: "remain in my love.”Stay, it means:" Sit back and stay there. "If we bathe in the love of God, we cannot look at others as strangers but as brothers.

In the second reading, St. John insists very strongly on this command. At the end of his life, it was practically become his main message: "He who loves is son of God.”The great desire of Jesus is that his love is spreading from nearest to farthest.

It is very important because much has distorted the image of the true God. We wanted to use him to restore order. Emphasis was placed on the commandments to observe. In a society that loses its bearings, we would like to recall the requirements of Christian morality and impose a strict morality. Then one must remember that the Gospel cannot be reduced to a moral. It is good news first. The Church has not received a mission to preach morality but to proclaim the Gospel.

To understand this, we must return to the testimony of the newly baptized in the early Christian communities. They came from a world without God, life had no meaning. Baptism was for them the starting point of a break with the life they had known previously. They understood that it is only through baptism they began to really live. During the ceremony, they renounced to evil and the nonsense of a life far from God. The baptism was for them a new birth. It is a sacrament that makes us sharers in the divine nature.

God created us in His image and likeness. We cannot access this image and the likeness that only by loving as he loves us. Reading the Gospel, we understand that this goes to giving his life: "There is no greater love than to lay down his life for his friends.”This is looking up the cross that we begin to understand this:" As the Father has loved me, so I have loved you. "The gospel does not ask us to try to imitate the infinite love that unites the Father, Son and Holy Spirit. We will always be very far off. We must simply open our hands and our heart. Thus we can welcome the love that comes from the Father through Jesus. With this presence, our lives will bear fruit. Then we can engage against the violence, injustice, poverty and injustices of all kinds.

On this day, we can make our own the prayer of St. Francis of Assisi:

"Lord, make me an instrument of your peace,
Where there is hatred let me sow love.
Where there is injury, pardon.
Where there is discord, let me sow union.
Where there is error, I may bring truth.
Where there is doubt, let me sow faith.
Where there is despair, let me sow hope.
Where there is darkness, let me sow light.
Where there is sadness, let me sow joy.
O Lord, that I not so much seek to be consoled as to console;
to be understood as to understand;
to be loved as to love.
For it is in giving that we receive,
it is by forgiving that we are,
It is in pardoning that we are pardoned,
it is in dying that we are born to eternal life. "

I use the opportunity to wish to all mothers happy birtyday, may God continue to bless.

Praise be to God the Father, Son, and Holy Spirit. Amen!

La liturgie de ce dimanche nous présente de magnifiques textes qui nous parlent de l’amour de Dieu. Ce message est au cœur de la révélation du Nouveau Testament : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. » Cet amour nous vient du Père. Pour nous atteindre, il passe par le cœur de Jésus. Et il ne demande qu’à passer par le nôtre pour se communiquer à tous ceux et celles qui nous entourent. Jésus nous communique cet amour qui est en Dieu pour le rayonner autour de nous. Grâce à lui et avec lui, nous pouvons travailler à la construction d’un monde plus juste et plus fraternel.

Cette mission doit être le principal but de notre vie. Il s’agit de mettre plus d’amour et plus de fraternité autour de nous. Cela doit commencer à l’intérieur de nos familles et dans toutes nos relations. Des familles, des voisins qui n’arrivent pas à s’entendre, cela n’est pas acceptable. C’est un contre témoignage. Il est absolument essentiel de ne jamais oublier cette parole du Seigneur : « Demeurez dans mon amour. » Demeurer, cela veut dire : « Installez-vous et restez-y. » Si nous baignons dans cet amour de Dieu, nous ne pourrons plus regarder les autres comme des étrangers mais comme des frères.

Dans la seconde lecture, saint Jean insiste très fortement sur ce commandement. A la fin de sa vie, c’était pratiquement devenu son principal message : « Celui qui aime est fils de Dieu. » Le grand désir de Jésus c’est que son amour se répande des plus proches jusqu’aux plus lointains. En venant à l’Eucharistie, nous accueillons cet amour qui vient de Dieu. En Jésus, il se donne à nous pour que nous vivions. Il ne cesse jamais de faire le premier pas vers nous. Nous n’aurons jamais fini de contempler ces merveilles dans l’histoire de notre monde et dans notre vie.

C’est très important car on a beaucoup déformé l’image du vrai Dieu. On a voulu se servir de lui pour rétablir l’ordre. On a insisté sur les commandements qu’il faut observer. Dans une société qui perd ses repères, on voudrait rappeler les exigences de la morale chrétienne et imposer une morale stricte. Il faut alors se rappeler que l’Evangile ne se réduit pas à une morale. Il est d’abord une bonne nouvelle. L’Eglise n’a pas reçu pour mission  de prêcher une morale mais d’annoncer l’Evangile

Pour comprendre cela, il nous faut revenir au témoignage des nouveaux baptisés dans les premières communautés chrétiennes. Ils venaient d’un monde sans Dieu ; leur vie n’avait aucun sens. Le baptême était pour eux le point de départ d’une rupture avec l’existence qu’ils avaient connue jusque là. Ils comprenaient que c’est seulement par le baptême qu’ils commençaient à vivre vraiment. Tout ce qu’ils avaient connu jusque là était absurde et vide. C’était un monde décadent. Le sens de la vie était perdu. Leur seule préoccupation était la recherche effrénée des plaisirs, des fêtes et de tout ce qui pouvait exciter les sens et la curiosité. Le baptême était le point de départ d’une rupture avec toute cette agitation. Au cours de la cérémonie, ils renonçaient au mal et à l’absurdité d’une vie éloignée de Dieu. Le baptême était pour eux comme une nouvelle naissance. C’est un sacrement qui nous fait participer à la nature divine.

Le vrai Dieu c’est celui qui veut nous combler de sa joie. Cette joie, c’est le fruit de son amour. C’est la joie exubérante que nous trouvons chez les apôtres après la Pentecôte. Et nous-mêmes, au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans cet océan d’amour qui est en Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. Il est essentiel pour nous d’y rester immergés tout au long de notre vie. Dieu se donne, il fait alliance, mais rien ne sera possible si nous n’accueillons pas librement ce don de Dieu.

Dieu nous a créés à son image et à sa ressemblance. Nous ne pourrons accéder à cette image et à cette ressemblance qu’en aimant comme il aime. En lisant l’Evangile, nous comprenons que cela va jusqu’au don de sa vie : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » C’est en levant les yeux vers la croix que nous commençons à comprendre cela : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. » L’Evangile ne nous demande pas de chercher à imiter l’amour infini qui unit le Père, le Fils et le Saint Esprit. Nous serons toujours très loin du compte. Il nous faut tout simplement ouvrir nos mains et notre cœur. C’est ainsi que nous pourrons accueillir l’amour qui vient du Père par Jésus. Forts de cette présence, notre vie portera du fruit. Nous pourrons alors nous engager contre la violence, les injustices, la misère et les injustices de toutes sortes.

En ce jour, nous pouvons faire nôtre la prière de St François d’Assise :

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »